La peur de la première rangée

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Je veux vous parler de la peur de la première rangée. Et ce que la première rangée représente pour moi. Je me souviens de mon premier cours où l’on m’a  demandé (encouragé fortement) de me mettre à l’arrière de la classe pour pouvoir copier les gens devant moi et éviter toute pression d’être dans la première rangée. Cela me semblait logique et donc je me suis mis 3 rangées dernières. J’ai alors passé tout le cours à regarder avec admiration la rangée d’en avant et j’ai décidé à cet instant que je ne serais jamais assez  bonne pour pratiquer dans a première rangée collée sur le miroir.

Immobilité

«Concentrez-vous sur un point dans le miroir». Vous entendez toujours ça dans le cours. On entend aussi parfois «ne clignez même pas vos yeux». Ces mots peuvent sembler étranges, peut-être même ridicules, mais j’aime ces mots. Ces mots ont changé ma vie. Certains d’entre vous connaissent déjà mon histoire. Je m’appelle Anni, j’enseigne le yoga Bikram depuis quelques années déjà.  J’ai commencé le Bikram il y a environ 8 ans, j’étais brisé. Ou du moins, presque brisé. J’étais sur le chemin vers un effondrement complet. J’étais très stressé, extrêmement anxieuse, et je souffrais sévèrement d’insomnie. Les gens qui me connaissaient

On ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif…

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Une amie à moi souffre d’une blessure douloureuse depuis quelques mois. J’ai réussi à ne pas prêcher mon yoga, j’ai juste essayé de lui donner du soutien, tout en continuant tranquillement ma pratique quotidienne dans l’espoir qu’un jour elle me questionnerait à ce sujet. Ce jour est finalement arrivé. Elle a écrit un statut sur Facebook demandant s’il y avait un cours de yoga pour les personnes non flexible avec des blessures. Ma réaction immédiate a été : «OMG OUI». D’autres personnes ont répondu que si l’instructeur est de qualité alors c’est essentiellement n’importe quel cours de yoga. J’ai ajouté là-dessus

Les p’tits nouveaux

Bon, l’année scolaire a commencé et comme à chaque année, ça veut dire une grande affluence soudaine de nouveaux visages dans nos studios. Certains d’entre eux ont déjà pratiqué dans les studios des villes d’où ils viennent mais beaucoup d’entre eux sont des débutants. Il peut être frustrant d’avoir près d’un tiers de la classe composée de débutants mais avec un peu de patiente, l’expérience peut être beaucoup agréable pour tout le monde. Ci-joint, un guide pour aider nos p’tits nouveaux à se sentir comme chez eux. À faire: Souvenez-vous que les nouveaux arrivants à Montréal peuvent être unilingues et

Comme à la maison: Bikram Yoga Burlington

Nettement plus belle qu'une sortie d'urgence standard

Je sais que Burlington est une petite ville universitaire. Comme tous les Montréalais, j’y suis allé plus d’une fois; j’ai grandi à faire des courses de l’autre côté de la frontière quand tout était beaucoup moins cher aux États-Unis. Je croyais donc facilement trouver mon chemin jusqu’au studio de Bikram. D’une certaine façon, ça c’est avéré vrai, mais quand je suis arrivé à l’endroit où le studio aurait dû être, il y avait un à la place un magasin de revêtement de sol magasin. Il s’avère que le studio était plutôt à l’arrière (en face d’un petit magasin de fournitures

« Le cours c’est comme un vol à main armé – faites ce que je dis et personne ne sera bléssé »

Tout est dans le dialogue – la majorité des gens ont juste besoin de ça. Un de nos professeurs m’a dit ça l’autre jour et ça m’a fait réfléchir. Ça fait un bout que je n’ai pas reçu ou demandé des corrections, et ça fait aussi un bout que je sens que ma pratique est plus solide à plusieurs niveaux même si je vais pas aussi profondément dans les postures qu’avant, et j’ai donc réalisé : La différence c’est que j’y pense plus vraiment. Je n’analyse pas ma pratique, je m’attarde pas à chaque étape de chaque postures comme une

Qu’est-ce que j’ai fait?

Quelque chose d’étrange m’est arrivé l’autre jour: j’étais dans un cours, sur mon tapis, je faisais les postures comme tout le monde, mieux que d’habitude en fait (j’entends par là ne pas tomber sur les fesses, comme un pingouin saoul, 17 fois juste dans le premier set). La personne en face de moi n’était pas aussi chanceuse, et en dépit de ou à cause de l’énorme * effort donné, elle est tombé en plein milieu. Nous parlons souvent de ne pas être une distraction pour les autres autour quand ils sont dans des postures (ou en savasana) et c’est très

Si on parlait à nos amis comme ça…

J’ai toujours été d’avis que nos studios sont des espaces sans jugement, où toutes les formes, toutes les tailles et les niveaux d’habileté sont les bienvenus. La seule véritable règle est que chacun travaille à son rythme et respecte les capacités de son corps. Ceci m’a rendu la tâche beaucoup plus facile lorsque j’ai eu à recommencer à zéro après une longue absence, lorsqu’on doit se changer pour enfiler presque rien et aller suer sa vie dans une salle pleine de monde, devant un miroir en plus, et continuer à le faire jour après jour, peu importe comment timide et

Le diable est dans les détails

Je pratique tous les jours. Je manque une journée parfois, ça arrive, mais d’autres fois je fais des doubles, ça arrive aussi, ça équilibre le tout pour me donner une «pratique tous les jours». Les avantages d’une pratique quotidienne sont nombreux, comme tant d’autres blogues sur le yoga vous le diront. D’ailleurs je pensais tous les connaître mais non, je tombe toujours sur des nouveaux, ou je découvre que certains que par rapport auxquels j’étais sceptique (comme ceux ayant moins de  douleur postopératoire ou de complications) sont en fait assez valide. Ceci dit, l’un des avantages  habituellement répertoriés s’avère être

De 0 à 100 en 4,3 secondes – Une pièce de théâtre en un acte

Tellement mieux que du Gatorade.

Scène: 2013, une chambre d’hôpital générique par une chaude matinée d’été. Une infirmière est au chevet d’une patiente, prenant diverses mesures générales de son état. D’autres infirmiers et infirmières  circulent autour et s’affèrent à diverse tâches. Infirmière: Vous savez que vous ne serez pas en mesure de conduire une voiture après cette opération? Patiente: Eh bien, je ne conduis pas, donc ce n’est pas un problème. Infirmière: Je ne comprends pas… Patiente: Je ne conduis pas, du tout. Infirmière: Mais comment êtes-vous venu ici? Patiente: En BIXI. Infirmière: Oh. Eh bien, vous ne serez pas en mesure de conduire une

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